
Vous l’avez compris, pas la peine que je rentre de nouveau dans les détails.
Je suis un grand joueur, par conséquent un grand sportif (car il faut du souffle), ainsi qu’un grand chasseur (car la chasse est considérée comme un sport pour certains…).
Même si j’ai un physique imposant, je sais être doux et affectueux. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.
J’adore être câliné par mes maîtres (ils n’aiment pas que j’utilise cette expression car même si je suis domestiqué, je suis avant tout un félin, donc indépendant et je fais comme bon me semble) et par Cacoune. C’est une vraie mère pour moi : elle est douce et patiente.

Par contre, je ne suis pas du genre à être trimbalé de bras en bras.
Etre cajolé ? D’accord. Mais avec qui je veux et quand je veux !
Dès que je suis disposé à recevoir des caresses, j’envois certains signaux.
En premier lieu, je choisis mon « câlineur ». Je me frotte sur tout ce qui se trouve autour de lui. Je m’étends de tout mon long. Commence alors le chant des ronrons.
Si je n’ai pas encore attiré toute son attention, je le fixe, puis j’émets un léger miaulement noyé dans mes ronronnements.
Tant que je ne reçois pas gratouilles et autres caresses, je recommence cette parade de séduction.
Séducteur, voilà le mot qui me qualifie le mieux selon ma maîtresse.
Je fais une bêtise, je n’obtiens pas ce que je veux : je mise sur mon atout préféré ð la séduction. Du coup, je me fais rarement réprimandé ! Qui ne pourrait résister à ma petite gueule d’ange ?
Et croyez-moi, des bêtises, j’en fais quelques unes ! Exemple(s) ?

J’ai un penchant particulier pour l’eau. Dès que j’entends un clapotis, j’accours. Que voulez-vous, je suis un grand curieux.
Seulement voilà, je ne me contente pas de regarder : il faut que je touche. Du coup, j’en mets de partout. Je renverse régulièrement mon écuelle d’eau ; dès que les plantes sont arrosées, il faut que tâtonne la terre pour voir si elle est assez mouillée ; une fois le programme du lave-vaisselle fini, si la porte est ouverte, il faut que je m’y infiltre ; quand c’est le grand ménage, je dois mettre les pattes dans le seau ; quand c’est le jour de la lessive délicate, idem, je mets les pattes dans la bassine ; au moment de la vaisselle, je m’installe dans l’évier…
Et oui, j’adore l’eau !... A la maison, on m’appelle Romicio acquatico (Romi – pour les intimes – chaton aquatique) !
Mais le plus drôle, c’est après, quand je me balade dans la maison. Je laisse mes empruntes de partout : on se croirait sur Hollywood Boulevard !
Ah, que ferais-je sans mes deux belles paluches de devant ?
C’est vrai, elles sont solides et musclées avec de beaux pieds bien ronds et grands. Cela a bien des avantages.
Primo, je m’en sers avant tout comme testeur.
Laper dans le bol pour me rafraîchir ? Non, c’est bien trop banal ! J’ai une autre technique.
Pour m’assurer que le liquide proposé soit à ma convenance, je le tapote un peu à plusieurs reprises. Puis je plonge ma patte dans le bol et je gratte, je gratte… je gratte. Je retire finalement ma patte du bol et me lèche. Si cela me convient, je lape enfin ce doux breuvage.
Ce rituel demande un sacré entraînement. C’est vrai, il m’arrive souvent de renverser le bol. C’est un vrai régal de pouvoir patauger dans cette petite mare et m’y installer.
Secondo, je m’en sers comme fourchette.

En effet, j’attrape mes aliments par la patte, vérifie leur texture et parfum. S’ils me conviennent (4 étoiles, par exemple, je suis un fin gourmet), je lèche ma patte sinon, je la secoue afin de détacher les aliments qui se sont logés entre mes phalanges.
Ce que j’aime le plus, ce sont les croquettes Spécial Maine Coon. Etant donné qu’elles sont volumineuses, dès que je saisi une croquette, je la bloque entre mes deux pattes puis je la lance. Commence alors une folle partie de jeu. Je la fais rouler, la jette en l’air jusqu’à ce que, finalement, je la croque. Une fois avalée, je retourne vers mon écuelle et choisis une nouvelle croquette.
Et oui, comme vous pouvez le constater, on ne s’ennuie pas avec nous autres, les Maine Coon.
Il est vrai, il arrive que je me fasse disputé. Cependant, comme j’ai du caractère, je ne cède pas tout de suite. Au premier avertissement (Romi), je fais comme si de rien était. Au deuxième avertissement (Romiiii !), je m’arrête, fixe la personne qui m’interpelle, laisse sortir un petit miaulement de refus, reste immobile quelques secondes (style, je ne fais plus rien), puis reprends là où je m’étais arrêté. Au troisième avertissement (RoméOOO !!!), je miaule fortement pour contester et je m’enfuis…
Mais je ne vais jamais très loin car je n’aime pas être seul. Indépendant, OUI – solitaire, NON. Si je ne suis pas en compagnie de mes bipèdes, je reste avec Cacoune ou proche de Chipie (je me méfie, elle a un sacré caractère…).
Ciaomiaou !
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